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Test du boitier Fujifilm X-H2s

Le boitier hybride APS-C haut de gamme de chez Fujifilm, le X-H2s est arrivé entre mes mains en ce tout début juillet ! 

Banner Test Fujfilm Xh2s

J’alimenterai au fur et à mesure cet article en fonction de mes tests terrain, le temps que je tourne un peu avec la bête sur quelques reportages photo. Donc encore un peu de patience…

Mais pour l’heure, je peux déjà vous dire qu’après l’unboxing, en dix minutes montre en main, il était déjà prêt et configuré à ma manière, boutons et Touches Fn personnalisés !

Un hybride qui est désormais en mode PSAM, ça ferait presque peur aux puristes FUJI  ! “Où sont mes boutons mécaniques iconiques Iso et Vitesse ?! Je suis perdu !  Mayday, Mayday, Mayday “. Faites-moi confiance… NAN, ça ne change finalement pas grand chose, même quand on est habitué des boitiers Fujifilm de la gamme X. C’est juste une question de temps pour s’y faire. Au bout de quelques jours, vous n’y penserez plus.

Premières impressions

+++ Ce X-H2s tient vraiment mieux en main qu’un X-t4, la poignée est plus profonde et c’est un vrai plus au quotidien, on le tient bien en main,  donc bravo Fujifilm pour ce changement.

+++ La visée est excellente mais attention, mon boitier est arrivé avec un mauvais réglage du correcteur dioptrique. Je voyais tout simplement flou et ça peut poser un problème pour ceux qui n’ont pas le réflexe de vérifier le correcteur dioptrique. En 10 secondes ma visée est redevenue bien nette. Je mets ça sur le compte d’une mauvaise manipulation en usine et j’espère qu’ils ne sont pas tous livrés ainsi.

+++ L’écran monochrome LCD est bien plus petit que sur un GFx100s. Au final, j’aime bien sa discrétion, cela laisse de la place pour d’autres boutons de fonction.

+++ D’ailleurs quand on parle boutons, le X-H2s en est truffés ! On retrouve sur le bouton plat on/off, le même que le GFX100s, et pas moins de 4 boutons. un pour les Iso, la balance des blancs, un neutre, et un raccourci pour passer en mode vidéo. Ils sont tous personnalisables ! C’est vraiment appréciable, chacun peut les configurer simplement en fonctions de ses habitudes.

+++ L’activation du mode prise de vue S, C ou M se fait au même endroit mais avec un bouton qui génère un menu sur écran pour choisir son mode. C’est plutôt un bon changement, il n’était pas très pratique de devoir quitter l’œil de la visée pour aller changer son mode avec ce petit bouton mécanique avec un X-t4 ou X-t3. Encore un petit plus !

+++ Le joystick, identique à celui du GFX100s, a été replacé plus haut et tombe vraiment sous le pouce maintenant, j’achète !

+++ Les trappes de connexion s’ouvrent sur un axe fixe, ça fait plus sérieux que de voir des bouts de caoutchouc faire le lien, encore un petit plus !

+++ Concernant l’écran orientable, il s’ouvre plus facilement, l’encoche pour mettre le doigt étant maintenant en bas à droite, on gagne en rapidité, bien vu ! Cependant je remarque que l’écran n’est plus bordé par un renfort métallique comme sur le X-t4 par exemple.
Le bord inférieur de l’écran est à raz du boitier, il n’est donc plus protégé des éventuels chocs, je pense que c’est plus fragile. Il faudra donc faire attention à ne pas choquer le bas du boitier lors du rangement dans le sac photo ; ça j’aime moins.

– – – Les 3 bruits synthétiques de déclenchement sont toujours aussi artificiels et donnent la nausée. Le Off est de rigueur ! Est-ce si difficile de proposer 3 vrais bruitages de boitier comme à la bonne vieille époque ?

+++ Coté batterie, toujours pas de chargeur indépendant de livré avec. On trouve néanmoins un adaptateur secteur multinormes avec un câble USB-C/USB-C pour relier le boitier à la charge secteur. Personnellement, je ne charge jamais mes batteries dans mon boitier…
Mais au final ce qui est important, c’est de bénéficier des mêmes batteries utilisées sur le X-t4, GFX50S II et GFX100S, les NP-W235. Voilà un ensemble bien cohérent chez Fujifilm !

Conclusion

Bon, franchement passé ces quelques remarques négatives, la première impression est excellente, le boitier est robuste, le monobloc d’alliage de magnésium se sent bien en main et la finition est au rendez-vous. Cela donne envie de shooter avec sans aucun doute ! Mais en doutais-je vraiment ?! Un boitier à 2700 euros est un boitier qui se doit être quasi irréprochable et le verdict de la qualité d’image sera quand même de loin le meilleur argument à prendre en compte lors de votre éventuel achat.
A suivre donc les tests terrains prochainement !

Test du X-H2s en mode rafale au skate-park

Conditions : Les photos dans un skate-park imposent de prendre un ultra grand-angle. Pour cette session test, je suis donc parti accompagné du Fujinon 8-16mm f/2.8 dans la sacoche et un flash cobra pour de la synchro HSS.
Je travaille en manuel à f/7.1, 1/2000s et 640 iso et reconnaissance de visage automatique. J’insère une carte CF Express Sony Tough R: 1700MB/s et W: 1480MB/s et commence à enchaîner les rafales de 15 images/ secondes en Raw.

Première observation : aussitôt shooté, je peux directement basculer en mode lecture et regarder mes photos sans délai. Aucun ralentissement observé ! Ultra confortable pour réajuster ces réglages si nécessaire.

Précision : J’ai déclenché uniquement lorsque le rider est en sortie de bol, c’est-à-dire au dernier moment pour tester l’autofocus. Aucun pré focus. Résultat, avec un groupe de collimateurs, l’autofocus accroche de suite le rider qui sort du bol inopinément et mes rafales sont toutes ok, pas la moindre hésitation, c’est vraiment fluide. Même si un grand angle favorise grandement la profondeur de champ, nous ne sommes pas du tout dans le même registre que le X-t4. L’autofocus pourrait cibler le ciel mais il  n’en est rien.

Test du X-H2s sur la détection des oiseaux

Conditions : Les oiseaux en vol sont en mouvement constant et l’autofocus doit anticiper la trajectoire sur fond de ciel nuageux ou aplat bleu. C’est un bon exercice mais j’ai choisi un test sur des oiseaux au sol, sur l’eau devrais-je dire.
Ce n’est pas plus simple pour l’autofocus, ces oiseaux d’eau comme le foulque macroule sont constamment en mouvement, changeant de direction sans cesse, la tête passant de profil à face, et même sous l’eau ou sous les plume. Il y a donc autant de boulot pour la détection à faire, il doit être même plus précis car la proximité de l’oiseau raccourci d’autant la profondeur de champ. Ah oui la profondeur de champs, justement j’ai fais les tests avec un Fujinon 200m f/2 et avec un multiplicateur x1.4 à f/2.8.

N’étant pas adepte de la rafale, je me suis limité à une rafale de 10 images en Raw et IA détection de oiseaux.

Le résultat est effectivement assez bluffant. ça accroche très bien, sans hésitation apparente. Je parle bien de “sans hésitation apparente” car dans la visée les collimateurs détectent très rapidement l’animal, le corps et la tête. A vue d’œil, on peut croire que c’est bingo à tous les coups.
Dans la réalité, selon votre sujet et la lumière ambiante, l’accroche peut semblée ok mais la mise au point peut se trouver légèrement décalée. C’est rare et ça participe à se dire qu’il y a encore une part d’anticipation du photographe à la réussite de sa photo 🙂 Ouf on sert encore à quelque chose !
Ici sur un oiseau aux plumes noires, ce n’est pas simple mais le boitier assure bien malgré les changement de direction de l’oiseau.

Conclusion : on gagne largement à utilisé le mode IA comparé à la bonne vieille méthode qui consiste à trouver le point manuellement avec la molette joystick, même avec un groupe de collimateurs restreint. C’est une vraie évolution, pas un gadget ! Et malgré les reflets sur l’eau, l’autofocus n’hésite pas que ce soit à f/2 ou avec le x1.4 à f/2.8.

Test du X-H2s sur la détection des avions

Conditions : Le 14 juillet, c’est l’occasion de tester le mode IA détection des avions. Et pour le tester rien ne sert d’être sur les Champs Elysées pour avoir des pastilles, en banlieue Ouest de Paris, on est sur la trajectoire du défilé aérien ! le spot parfait.
J’ai utilisé le X-H2s avec un Fujinon 50-140 f/2.8

Résultats :

+++ Entrons de suite dans le vif du sujet, que ce soit avec un petit collimateur ou en groupe, la détection des avions seuls ou en groupe sur fond uni (le ciel ou nuage) comme sur la photo ci-dessous fonctionne très bien même avec une échelle relativement petite. Les avions ne prennent qu’une infime part dans l’image mais la détection s’opère sans problème. Un très bon point ! Et c’est la peut-être la principale utilisation, un avion sur fond uni bleu.

 En revanche attention au suivi quand un obstacle rentre dans le champ. Ici les cheminées des immeubles. Le focus part directement sur la cheminée, quitte littéralement les avions et préfère faire la MAP sur l’obstacle plus volumineux. Le focus ne raccroche pas les wagons et ne repart pas sur les avions par la suite… Pour retrouver le focus, il faut relâcher la pression du déclencheur et refaire le focus sur les avions quand ils sont sur fond plus dégagé.(photo ci-dessous)
Surpris, je refais le test avec une autre source de détournement d’attention, la cime des arbres… le résultat est identique, perte majeur de focus. (photo ci-dessous). Je précise que je n’ai pas modifier les réglages par défaut de l’AF en suivi continu. Certainement que la fonction personnalisée “ignorer les obstacles et continuer à suivre le sujet” changerait l’accroche de l’AF. J’avoue ne pas avoir fait le test.

Conclusion : Ce mode avion, à ne pas confondre avec le mode des tél portable 🙂 semble être très efficace. On l’utilise avec confiance. Il fonctionne aussi bien avec des avions en pastille qu’avec de très petit sujet, la détection semble imparable même avec de faibles contrastes. Les hélicoptères semblent être également reconnus à armes égales, que ce soit de profil, dos, ou face. J’imagine que c’est le mode à privilégier sur un reportage de meeting aérien. Je suis assez convaincu par l’utilisation globale des modes IA, nouveautés chez Fujifilm, je le rappelle. Pour une V1, ces modes sont vraiment bluffants. J’ose imaginer que les futures mises à jour Firmware apporteront encore plus de subtilité. Le niveau est ici déjà bien élevé.

Test du X-H2s en concert

Voilà un domaine de photo qui mérite bien un essai pour ce boitier ! Entre haute lumière et basse lumière, le contre-jour s’invite souvent sur scène et j’étais bien curieux de tester ce X-H2s en condition de live.

Conditions : Cet été j’ai eu l’occasion de photographier plusieurs artistes en Festival dont Angèle, Bernard Lavilliers, et Orelsan et Ibrahim Maalouf. Je n’avais hélas avec moi qu’un 16-55 mm F/2.8 (équiv. 24-82 mm FF), pas d’optiques plus longues… et oui en vacances faut savoir partir léger même si on le regrette toujours 🙂.
Sur ce festival, les conditions de prise de vue étaient classiques, les 3 premiers titres autorisés sans flash. D’un artistes à l’autres les lumières sur scène varient significativement. On peut avoir un éclairage classique d’ambiance comme pour Bernard Lavilliers ou carrément une vraie création de lumière pour Angèle qui en fait de véritables tableaux artistiques.

Résultats : 

+++ La détection des visages en Af continu fonctionne vraiment très bien, ça vous change la vie, on ne prête plus attention à faire le point au bon endroit et on se concentre sur l’expression et le cadrage ! Une session photo moins stressante, plus sereine.
 Pour les points négatifs, je n’en vois pas, si ce n’est de perdre l’habitude de savoir faire le point au bon endroit avec les collimateurs 🙂. Faire une totale confiance aveugle au boitier, voilà une nouvelle considération à prendre en compte à l’avenir.

Conclusion : J’ai pris un réel plaisir à shooter en full détection AF. Ne pas avoir à toucher un seul collimateur à rendu la session plus sereine. On gère moins la technique et on a davantage de temps pour l’artistique. Un vrai plus en photo de concert !