Si on veut récupérer un beau bleu pas trop clair ni trop foncé il faudra attendre le bon moment, être attentif à la baisse de lumière. Cet instant appeler « l’heure bleue » ne dure que quelques minutes.
Il faut également une lune assez basse dans le ciel pour une question alignement. Un terrain en pente permettra également de pouvoir s’aligner plus haut dans le ciel (schéma).
Une fois les conditions de lumière et d’alignement rassemblées, il faut passer à la prise de vue très très très rapidement car aligner une mante avec un 500 mm à environ 4 mètres de l’optique avec une lune à environ 370 000 kilomètres est un vrai challenge !
En effet le temps de dé-serrer votre rotule, viser au centre, resserrer la rotule pour stabiliser l’optique sur le trépied, faire la mise au point, mettre le doigt sur le déclencheur et oups !… il est déjà trop tard.
Le centrage n’est plus bon car notre amie la lune avance finalement assez vite sur son orbite.
Faites également confiance au vent qui devra être nul ce soir là pour ne pas faire bouger la tige et la mante. Après quelques tentatives votre état mental tourne à l’énervement et vous vous rendez compte pour couronner le tout, que l’arbre situé à droite vous ôtera d’ici quelques secondes tout espoir de nouvel essai car la lune file droit derrière pour s’y cacher définitivement !
Au final, je n’ai réussi qu’un cliché… pas un de plus.